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L'IA pour les TPE : le retour d'expérience d'un entrepreneur

Comment Anthony, entrepreneur en restauration, utilise l'IA pour automatiser sa TPE et gagner du temps stratégique. Découvrez son parcours chez DataBird.

Antoine Grignola
Co-fondateur de DataBird
Mis à jour le
27/4/2026

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En bref : Ce retour d'expérience illustre comment un entrepreneur sans background technique, Anthony, a intégré l'IA générative et les agents IA dans sa TPE de restauration. Grâce à une formation pragmatique, il a automatisé des tâches opérationnelles, structuré ses processus et gagné en bande passante. Un cas concret démontrant que l'IA est un levier de croissance accessible, et non un outil réservé aux ingénieurs.

Rencontre avec Anthony : comment un entrepreneur utilise l’IA pour gagner du temps et piloter sa TPE.

Ancien apprenant DataBird, formé aux parcours GenAI et Agent IA, Anthony est entrepreneur dans la restauration événementielle.  Sans background technique et avec très peu de temps disponible, son parcours montre que l’intelligence artificielle n’est pas réservée aux experts : utilisée de manière pragmatique, elle peut devenir un véritable assistant pour un entrepreneur.

Comment as-tu découvert l’IA et pourquoi t’y intéresser en tant qu’entrepreneur ?

Anthony : Quand on est entrepreneur, l’analyse ou l’organisation des idées passent souvent à la trappe. On est constamment dans l’action.

Je dirige une petite entreprise dans la restauration événementielle pour des clients particuliers comme pour des entreprises. Comme beaucoup de fondateurs de petites structures, je dois gérer en parallèle la production, les équipes, le développement commercial, la trésorerie et les nouveaux projets.

Dans ce contexte, je me suis intéressé à l’IA non pas comme un sujet théorique, mais comme un vrai levier de soutien. Mon objectif était donc de déléguer une partie de l’analyse, de l’organisation ou du cadrage de mes idées pour garder plus de bande passante sur les sujets vraiment stratégiques.

Avant la formation, quel était ton niveau sur l’IA ?

Je pensais connaître l’IA parce que j’utilisais Gemini de temps en temps. En réalité, je me suis rendu compte que j’avais une connaissance proche de zéro.

Une phrase m’a marqué dans la formation : un LLM ne réfléchit pas, il prédit le mot suivant. C’est tout bête, mais ça change complètement la façon d’utiliser l’IA. On comprend qu’il faut la guider et ne pas lui donner plus de pouvoir que nécessaire. Maintenant, je n’utilise plus l’IA comme une boîte noire à laquelle je pose une question vague, mais comme un outil qu’il faut cadrer et spécialiser selon mes besoins.

Comment appliques-tu les compétences que tu as acquises ?

Les compétences acquises pendant la formation m’ont permis de cartographier mon activité, mes habitudes de travail, les tâches de mes collaborateurs et les zones où un gain de temps était possible. J’ai notamment utilisé un petit bot pour interroger mes collaborateurs et recueillir leur retour sur les tâches et les processus existants.

Ce travail de mise à plat m’a permis de distinguer trois choses que beaucoup d’entreprises mélangent encore : ce qui relève de l’automatisation simple, ce qui mérite un assistant spécialisé, et ce qui doit rester du ressort humain.

Et donc, quels usages concrets de l’IA as-tu déjà mis en place ?

Je me suis créé une dizaine de petits GPT. Chacun a sa spécialité. Ça m’évite de répéter les mêmes consignes et ça me fait gagner énormément de temps.

Le premier, c’est un assistant culinaire. Je l’ai programmé pour intégrer les saisons, les prix du marché et la faisabilité des recettes. Quand j’ai une idée de plat, il me dit tout de suite si c’est réaliste ou non.

J’ai aussi créé un assistant plus “ingénieur”, notamment pour m’aider sur un nouveau projet : une remorque barbecue pensée pour mon activité. Je l’utilise pour avancer sur des questions techniques et structurelles.  Grâce à ça, j’ai pu finaliser un projet sur lequel j’étais bloqué depuis 8 mois en un mois.

Enfin, j’ai aussi mis en place un assistant pédagogique car certains termes techniques de la formation m’échappaient parfois. Entre autres, il me réexplique les notions compliquées avec des mots très simples. Ça peut paraître anecdotique, mais là aussi, ça me permet d’optimiser mon temps.

Et du côté des agents IA ?

Je ne cherche pas à “IA-iser” toute mon entreprise d’un coup, mais plutôt d’avoir une approche plus réaliste : partir de cas d’usage ciblés, utiles, puis monter progressivement en maturité.

Par exemple, j’ai travaillé sur un sujet lié à la communication marketing, en imaginant un enchaînement d’agents capables d’exploiter une boîte à idées, structurer un calendrier éditorial puis préparer la publication.

L’objectif, c’est que ma chargée de communication ait simplement à valider les contenus et à ajouter les visuels. Tout le reste peut être préparé automatiquement.

Pourquoi recommandes-tu de commencer par l’IA générative avant les agents ?

L’agent IA, c’est un peu le dessert. Mais si tu n’as pas mangé le plat avant, tu ne comprends pas ce que tu fais. Pour moi, se former sur les bases, en passant par la formation GenAI par exemple, est un prérequis indispensable pour éviter de mal utiliser les outils plus avancés comme les agents IA. C’est ce qui permet de comprendre la logique des prompts, du contexte, des limites du modèle et de la juste place à donner à l’IA dans son travail. Lors de la formation Agent IA, j’ai particulièrement apprécié les modules sur l’outils Dust.

Que t’a apporté la formation au-delà des outils ?

Ayant commencé par la formation Gen AI que j’ai ensuite complété par la formation Agent IA, j’ai trouvé que la pédagogie du travail à distance fonctionne bien. Les documents sont accessibles, les audios sont courts et dynamiques grâce à la diversité des voix sont différentes. Ça rend le parcours vivant. J’ai consacré entre 15 et 20 heures par semaine à travailler sur une seule formation. Et je pense que si on veut vraiment apprendre, il faut s’y investir. La formation donne une base solide, mais c’est à chacun d’aller plus loin.

Quels conseils donnerais-tu à un entrepreneur qui hésite à se former à l’IA ?

Je pense d’abord qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un background technique pour commencer à utiliser l’IA intelligemment.

Ensuite, je suis convaincu que l’IA peut s’appliquer à une activité très concrète, y compris dans des métiers éloignés du numérique. On peut très bien être entrepreneur, cuisinier ou restaurateur et s’en emparer. L’important, ce n’est pas de devenir ingénieur, c’est de comprendre ce que l’IA peut faire pour nous.

Selon moi, l’IA peut devenir un vrai levier pour les petites entreprises. Une TPE n’a pas toujours les moyens d’acheter des logiciels partout. L’IA peut apporter de la souplesse, de la réflexion et parfois éviter de faire des erreurs coûteuses.

Et pour la suite ?

Je vais continuer à expérimenter l’IA dans mon entreprise. Je me laisse un an pour explorer vraiment le sujet. Peut-être que je ne maîtriserai jamais tout, mais ce n’est pas grave.

Mon ambition dépasse même mon propre projet entrepreneurial. Si je réussis à mettre au point quelque chose de solide, j’aimerais pouvoir le partager avec d’autres restaurateurs. Il y a beaucoup d’entrepreneurs passionnés qui se retrouvent en difficulté. Si l’IA peut les aider à gagner du temps ou de l’argent, ce serait déjà énorme.

Conclusion

Anthony illustre parfaitement le profil d’un entrepreneur qui, sans background technique, a su s’approprier progressivement les outils d’intelligence artificielle pour les intégrer dans son quotidien professionnel. Cette démarche lui a permis de mieux structurer ses idées, d’automatiser certaines tâches et de faire émerger de nouveaux projets.

Son expérience montre que l’IA ne remplace ni l’expérience, ni le jugement, ni la connaissance du terrain, mais qu’elle peut devenir un véritable levier pour gagner en efficacité, clarifier ses réflexions et accélérer le développement de son activité.

Et si, comme Anthony, vous souhaitez vous lancer et découvrir comment l’IA peut accompagner votre activité, le meilleur moyen reste encore de tester et d’expérimenter par vous-même. 🚀

Difficulté :
Facile